Vaccinations à outrance : France dit non !

Posté par valtonganoticias le 31 octobre 2016

France, ma France, comme tu as galéré !

Bombardée par une grossesse, des misères tu as enduré !

Surtout que le géniteur, une fois le travail accompli, a pris la clé des champs. Le con. Ses projets tordus, il n’a pas pu les contrecarrer.

Te voilà, sur tes 24 ans, avec un fœtus qui multiplie les coups de pied. Quel monde a-t-il si hâte de dévorer ?

Des papis et des mamies il n’en a plus. Happés par la nouvelle de la grossesse, les parents de France ont joué les sentencieux. De ses parents, ma France s’est séparée.

Blog

Neuf mois durant, tu as été dans un cul-de-sac.

Chez ta fidèle amie qui t’a accueillie, tu as vécu comme dans un cul-de-basse-fosse.

Tourmentée par les frais de visites médicales, les tests, la layette…  Qui pour défaire ces culs-de-porc ?

Des bancs de Ngoa-Ekelle, tu as installé une chaise sur le trottoir pour vendre cigarettes, crédits, sucreries…

Pourtant très ambitieuse, ma France n’exhibe plus ses rêveries

Son enfant  est en son sein. Il faudra d’ici neuf mois lui trouver un abri.

C’est le jour-j. Tu as poussé, pleuré, crié et il est sorti le beau Henri.

Les factures tu as souffert pour les régler. Le médecin n’a cédé à aucune flatterie.

Tu as ton petit chez toi. Les  épreuves se succèdent mais tu es désormais une femme aguerrie.

Henri rit. Tu le regardes. La vie te sourit.

Qu’il file le temps ! Il a deux ans déjà. Près pour la garderie.

Un jour, débarquent les missionnaires de Mama Fouda.

Vacciner tous les enfants de moins de cinq ans contre la poliomyélite est leur agenda.

Sauf que ton beau Henri avait déjà reçu tous ses vaccins, par tes soins. Avaient-ils besoin de radar ?

Du tout. Tu as tout fait pour ton beau Henri. Pour le soigner, les dettes étaient devenues ton dada.

Je comprends ta rogne. Il était où Mama Fouda quand le médecin t’exigeaient les frais d’accouchement ?

Où quand tu as été séquestrée par l’hôpital pour non paiement ?

Où quand le beau Henri a eu ses premières fièvres ? Zéro mouvement.

Et ce terrible paludisme qui t’a poussé au bord du découragement !

Je sais que tu te remémores le jour de l’enterrement.

Ta sœur cadette ne serait pas partir si tôt si elle avait eu un traitement.

Cette méningite l’a engloutie à l’hôpital. Des promesses tu avais mais pour les toubibs, les pécules étaient  le vrai élément.

Hélas ! Maintenant on inflige au beau Henri un vaccin sans ton consentement.

Autant de gentillesse, on se demande où il est le piège. Tu as raison. Creuse.

Des enfants vaccinés, revaccinés, (re) revaccinés une même année contre une poliomyélite, la fameuse.

Un geste de trop pour les parents.

Un geste de trop pour les parents.

Le gratuit envers le peuple, dans ce pays, a entraîné généralement des situations fâcheuses.

Te souviens-tu des tests du tenofovir contre le Vih en 2004 ? Quelle sottise !

L’ancien sinistre de la Santé avait servi aux Américains des centaines de prostituées à Douala comme cobayes. Que je te dise ?

Les pauvres ! Elles avaient plutôt chopé le virus. Mais pour le sinistre, il n’y avait pas de quoi faire toute une crise.

En 2015, Fouda, notre sinistre des vaccins reproduit une autre bêtise.

 400 Camerounais de plus de 18ans. Des cobayes pour tester le vaccin contre Ebola. Bien sûr Fouda lui-même s’en dispense. Foutaise.

Il y a bien longtemps que ces sinistres nous pondent des conneries qu’ils justifient à coup de fadaises.

Eh bien Mama Fouda, à moins que vous n’injectiez vos vaccins sur vos enfants, mes questions, toujours se posent.

La bonne charité s’applique sur soi, d’abord. Alors gouttez-y et je serai moins belliqueuse.

N’oubliez pas. Ma France ne veut plus de vos liquides sur le beau Henri. Bon Dieu ! Ce ne sont pas des friandises.

Valgadine TONGA

Ce billet est ma contribution dans le cadre de la campagne #SantéPourTous initiée par les blogueurs camerounais. Pour participer à cette campagne, vous pouvez suivre le hashtag #SantépourTous sur les réseaux sociaux, et partager les articles publiés dans le cadre de la campagne. Vous pouvez également (re)lire et partager les articles publiés avant celui-ci :

Le médecin n’est pas un faiseur de miracle (Fotso Fonkam)

VIH SIDA : comment vivre longtemps avec le virus ? (Thierry Didier Kuicheu)

Les hôpitaux camerounais sont des malades très mal soignés (Fabrice Nouanga)

VIH-SIDA : la nécessaire éducation (Christian Cédric)

Pourquoi l’argent est-il la priorité dans les hôpitaux au Cameroun ?(Tchakounté kémayou)

 

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Vaccinations à outrance : France dit non !

Posté par valtonganoticias le 31 octobre 2016

France, ma France, comme tu as galéré !

Bombardée par une grossesse, des misères tu as enduré !

Surtout que le géniteur, une fois le travail accompli, a pris la clé des champs. Le con. Ses projets tordus, il n’a pas pu les contrecarrer.

Te voilà, sur tes 24 ans, avec un fœtus qui multiplie les coups de pied. Quel monde a-t-il si hâte de dévorer ?

Des papis et des mamies il n’en a plus. Happés par la nouvelle de la grossesse, les parents de France ont joué les sentencieux. De ses parents, ma France s’est séparée.

Blog

Neuf mois durant, tu as été dans un cul-de-sac.

Chez ta fidèle amie qui t’a accueillie, tu as vécu comme dans un cul-de-basse-fosse.

Tourmentée par les frais de visites médicales, les tests, la layette…  Qui pour défaire ces culs-de-porc ?

Des bancs de Ngoa-Ekelle, tu as installé une chaise sur le trottoir pour vendre cigarettes, crédits, sucreries…

Pourtant très ambitieuse, ma France n’exhibe plus ses rêveries

Son enfant  est en son sein. Il faudra d’ici neuf mois lui trouver un abri.

C’est le jour-j. Tu as poussé, pleuré, crié et il est sorti le beau Henri.

Les factures tu as souffert pour les régler. Le médecin n’a cédé à aucune flatterie.

Tu as ton petit chez toi. Les  épreuves se succèdent mais tu es désormais une femme aguerrie.

Henri rit. Tu le regardes. La vie te sourit.

Qu’il file le temps ! Il a deux ans déjà. Près pour la garderie.

Un jour, débarquent les missionnaires de Mama Fouda.

Vacciner tous les enfants de moins de cinq ans contre la poliomyélite est leur agenda.

Sauf que ton beau Henri avait déjà reçu tous ses vaccins, par tes soins. Avaient-ils besoin de radar ?

Du tout. Tu as tout fait pour ton beau Henri. Pour le soigner, les dettes étaient devenues ton dada.

Je comprends ta rogne. Il était où Mama Fouda quand le médecin t’exigeaient les frais d’accouchement ?

Où quand tu as été séquestrée par l’hôpital pour non paiement ?

Où quand le beau Henri a eu ses premières fièvres ? Zéro mouvement.

Et ce terrible paludisme qui t’a poussé au bord du découragement !

Je sais que tu te remémores le jour de l’enterrement.

Ta sœur cadette ne serait pas partir si tôt si elle avait eu un traitement.

Cette méningite l’a engloutie à l’hôpital. Des promesses tu avais mais pour les toubibs, les pécules étaient  le vrai élément.

Hélas ! Maintenant on inflige au beau Henri un vaccin sans ton consentement.

Autant de gentillesse, on se demande où il est le piège. Tu as raison. Creuse.

Des enfants vaccinés, revaccinés, (re) revaccinés une même année contre une poliomyélite, la fameuse.

Le gratuit envers le peuple, dans ce pays, a entraîné généralement des situations fâcheuses.

Un geste de trop pour les parents.

Un geste de trop pour les parents.

Te souviens-tu des tests du tenofovir contre le Vih en 2004 ? Quelle sottise !

L’ancien sinistre de la Santé avait servi aux Américains des centaines de prostituées à Douala comme cobayes. Que je te dise ?

Les pauvres ! Elles avaient plutôt chopé le virus. Mais pour le sinistre, il n’y avait pas de quoi faire toute une crise.

En 2015, Fouda, notre sinistre des vaccins reproduit une autre bêtise.

 400 Camerounais de plus de 18ans. Des cobayes pour tester le vaccin contre Ebola. Bien sûr Fouda lui-même s’en dispense. Foutaise.

Il y a bien longtemps que ces sinistres nous pondent des conneries qu’ils justifient à coup de fadaises.

Eh bien Mama Fouda, à moins que vous n’injectiez vos vaccins sur vos enfants, mes questions, toujours se posent.

La bonne charité s’applique sur soi, d’abord. Alors gouttez-y et je serai moins belliqueuse.

N’oubliez pas. Ma France ne veut plus de vos liquides sur le beau Henri. Bon Dieu ! Ce ne sont pas des friandises.

Valgadine TONGA

 

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VIH SIDA : comment vivre longtemps avec le virus ? (Thierry Didier Kuicheu)

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Lettre à Marco Mbella, le plus « Grand » des Camerounais

Posté par valtonganoticias le 11 avril 2016

Marco Mbella.

Marco Mbella.

Paul Biya, pour cette fois, j’ai vraiment pitié de toi.

Je suis certaine d’ailleurs que tu te gondoles.

Avec tous ceux qui s’arrogent le titre de pourfendeur du Nnom ngui,

C’est Issa Tchiroma qui voit sa place menacée.

 Marco Mbella, dire que je t’ai aimé dans «Fleurs des Antilles», dans «Jus d’amour» !

Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

D’aucuns me rétorqueront qu’on a beau chasser le naturel, il revient au galop.

En mars dernier, une trentaine d’artistes du Littoral sont allés prêter allégeance à Biya.

L’implorant de se représenter à la présidentielle de…disons à venir.

Peut-être que tu étais du lot. Libre à toi.

En tout cas tu n’as pas délivré un pamphlet dans Cameroon Tribune.

Toi, grand moralisateur n’a pas dénoncé les abus récurrents aux libertés de manif.

Les hécatombes dans les hôpitaux aussi c’est que du vent pour toi.

Je ne parlerai pas des pénuries d’électricité et d’eau.

Tu as raison. C’est que du vent.

Il a suffi que Richard Bona, le camerounais, exprime un avis sur la démission de ton client pour que tu sortes du bois.

Mais je te comprends. Il fallait ramer à contre courant, pour te «refaire une petite santé de popularité».

Tu crois que sur le plan international, Marco Mbella parle plus que Richard Bona le camerounais. Soit.

De là à dire «Richard Bona pouvez-vous vous taire», je réponds où sont passées les bonnes manières ?

Ton opinion est un grain de sable dans la mer, mais c’est un grain quand même rassure-toi.

De toi à moi tu peux louer ton Dieu, pieusement d’ailleurs. C’est la démocratie.

Laisse aussi Bona faire «le politicien».

Quoi que, vu ta litanie, il devrait prendre des cours chez toi.

Le parti a besoin de laudateur de la trempe de Ma’ Nfo.

Tu ferais l’affaire.

Reste avec ton client. Nous on reste avec notre Bona, le camerounais.

Puisque je t’aime bien, petit conseil :

Fais gaffe. Tchiroma t’a à l’œil.   

 V.T.

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Affaire Koumateke/Sosthène Fouda : « Les conclusions du professeur Joseph Mbédé sont un casus belli… »

Posté par valtonganoticias le 5 avril 2016

Affaire Koumateke : Les conclusions du professeur Joseph Mbédé sont un casus belli… la vérité existe, on n’invente que le mensonge (Dr Vincent-Sosthène FOUDA président du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie [M.C.P.S.D])

 Vincent-Sosthène Fouda

L’émoi, l’émotion, la consternation, suscité par les images d’indifférence du personnel médical de l’hôpital Laquintinie face à la détresse humaine, la mobilisation des camerounais dans le monde entier, dans les villes et les villages, ont poussé le ministre de la santé publique et l’ordre national des médecins du Cameroun à constituer une commission d’enquête. En confiant cette commission d’enquête au professeur Joseph Mbedé un des cinq pères fondateur du CUSS, homme d’une grande rectitude morale, pédiatre de formation aurait pu réconcilier les camerounais avec le corps médical ; car le professeur Joseph Mbedé était jusque-là l’alibi qui rassure mais les conclusions de cette enquête, visiblement bâclée, sont un casus belli, comme le disait Georges Braque en parlant de l’art, celui-ci est fait pour troubler et la science rassure. De nos jours c’est la science qui est faite pour troubler… pauvre Georges Braque ! Mon devoir est de rappeler au gouvernement de la République que la vérité existe, on n’invente que le mensonge, voilà pourquoi j’appelle les camerounais à la vigilance, à la surveillance car aucune structure gouvernementale aujourd’hui ne rassure. L’Etat est en faillite parce que pendant trop longtemps il a fonctionné sans contre-pouvoir, alors il a cru qu’il pouvait tout se permettre y compris construire un monde sans homme, donner la mort sans compte à rendre.Cet Etat produit, génère la violence c’est à nous de le transfigurer à présent.

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Musique : Mister Nat se lâche au le monde

Posté par valtonganoticias le 4 avril 2016

Le premier single du jeune chanteur est dans les bacs.

misternat

Son inspiration c’est sa grand-mère. A ses côtés il a appris des sagesses de la vie, l’amour, la musique, la culture des peuples de l’Ouest… Pour Mister Nat, sa grand-mère n’est pas un modèle, mais le modèle. Pour témoigner son amour et sa reconnaissance, quoi de plus beau que de le faire en chantant. «Ma grand-mère» est le nom du premier single sorti en mars 2016. Dans ce titre, Mister Nat, de son vrai nom Nathan Sylvestre Tagne l’affirme, «Le petit Nathan de 14 ans est devenu grand. Je suis la star derrière le mic. Quand je me lâche, comme un volcan je crache». Un clin d’œil à sa grand-mère qui «est toujours près de moi. Elle ne m’a jamais lâché. Je suis ce qu’elle était.»

De l’amour maternel à l’amour divin, il n’y a que quelques notes. Le titre «Eternel parle» donne l’occasion au chanteur de confesser ses manquements. Et d’aspirer à une vie éternelle. «Le monde m’a changé mais je suis ton enfant. Dieu a changé ma vie. Il a tout cassé avant de reconstruire. Ecris mon nom là haut», chante Mister Nat. Moins dansante et plus mélancolique est le troisième titre. Il parle de la triste et commune réalité que représente la mort. L’opus est un mélange de Soul, de Rap, de Rnb. Il confie avoir subi l’influence musicale de Ben Decca, André Marie Talla, Petit Pays, Ndedi Eyango, Michael Jackson, Bob marley, entre autres. Si pour plusieurs le nom est nouveau, Mister Nat a déjà fait ses preuves à l’Ouest, sa région natale. Il y a d’ailleurs été la tête d’affiche des concerts pour l’unité. L’artiste est soutenu par Studio 7 Seven et les labels Nouadjeprod Family et Promulti.

Valgadine TONGA    

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Affaire Koumateke : La famille crache sur le rapport de l’ordre des médecins

Posté par valtonganoticias le 2 avril 2016

Après la publication dudit rapport, c’est l’indignation chez les proches de la défunte.

Au domicile familial.

Au domicile familial.

 Monique Koumateke est morte avant d’arriver à l’hôpital Laquintinie de Douala. C’est la principale chose que l’on retient du rapport de l’Ordre national des médecins du Cameroun, Onmc, rendu public le 31 mars 2016 à Yaoundé. Après les soulèvements populaires suscités par le décès de Monique Koumateke porteuse d’une grossesse gémellaire (le 12 mars 2016), l’Onmc avait mis sur pied une commission d’enquête. Les résultats confortent la thèse soutenue depuis lors par l’administration. La famille quand à elle se dit choquée.

Au lendemain du verdict de l’ordre, dans la matinée de vendredi 1er avril 2016, nous nous sommes rendus au domicile familial de la défunte, sis à Mboppi à Douala. Pas possible d’avoir les réactions. «Repassez dans l’après-midi. Le père et la mère sont à Bonanjo pour établir le programme des obsèques», renseigne une voisine. 16h. De retour sur les lieux, nous trouvons une femme assise, les yeux larmoyants. Le jeune-homme qui lui tient la main a une mine d’enterrement. En même temps, c’est normal. «J’ai toujours eu envie d’entrer dans l’armée pour gérer des cas pareils. Si j’étais à Laquintinie ce jour, je vous jure que j’aurais tué une infirmière et serais allée en prison. C’est criminelle ce que ces infirmières ont fait. Fermer la porte à ma sœur. Elle était trop jeune pour mourir. Elle n’avait encore rien fait de sa vie. Ces infirmières vont mourir très tôt et elles iront en enfer», fulmine la femme. Elle, c’est la cousine de la défunte. «Nous étions comme des jumelles. On avait le même âge (33 ans), on marchait ensemble. Maintenant je suis toute seule. Des criminels.» Ici, il n’y a pas de doute, Monique est bel et bien morte à Laquintinie.

Les faits sont faits

«Les enquêteurs de l’ordre sont venus ici et nous leur avons confirmé que Monique est bien décédée à Laquintinie. Si Monique était morte avant d’arriver à Laquintinie pourquoi aucun de ces centres n’a produit un acte de décès ? Le Cameroun est terrible. De toutes les façons, toutes les versions qui vont sortir ne ramèneront jamais ma grande sœur à la vie. Que les médias en parlent ou pas, le pire est déjà arrivé. Ma grande sœur est morte. Les gens racontent même que maman reçoit de l’argent. Quel argent ? Malgré notre pauvreté, on était heureux. Aucun million ne pourra me ramener ma sœur ni ses enfants. Tout ce qu’on veut maintenant c’est l’enterrer afin qu’elle repose en paix», grommelle le cadet de la défunte.

La conversation est interrompue par l’arrivée de Franck Célestin Mapoko, le cousin de la défunte et secrétaire du comité d’organisation des obsèques. «Les choses sont ordonnées maintenant. Ce n’est plus tout le monde qui répond aux médias», argue-t-il. En l’absence des parents, il martèle : «Nous sommes très surpris du rapport de l’Ordre national des médecins. D’abord il avait renvoyé la tâche à l’ordre des infirmiers. Après il sort un rapport qui nous scandalise. On dit que Koumateke Monique est décédée à Pk 14 alors qu’elle n’a jamais été examinée depuis Pk 14. Le médecin de Nylon affirme avoir constaté le décès et que, pendant le remplissage des modalités  pour la mise du corps à la morgue, nous avons fui avec le corps. Mais c’est grave ce qu’ils disent. Est-ce qu’on peut nous donner le nom du médecin qui a examiné Koumateke Monique à Nylon ? Et si elle était décédée avant Laquintinie pourquoi s’est-on arrêté au Camp Yabassi pour informer trois ou quatre personnes qu’on est en train de se rendre à l’hôpital parce qu’elle est malade ? C’est déplorable.» Face à une telle situation, «on ne peut qu’avoir nos yeux pour pleurer. Le pays est comme ça. On comprend que chacun de ces médecins, de cet ordre défend leurs confrères. C’est tout. Et encore, le médecin qui rendait le rapport à dit à la télé que cinq minutes après la mort, les fœtus ne pouvaient plus vivre.» L’interlocuteur s’accroche sur l’attitude de croque-mort qui a affirmé le contraire. «Si on doute des propos de la famille, on peut au moins croire le croque-mort qui peut témoigner que les enfants bougeaient dans le ventre. C’est pourquoi il a crié ‘‘au secours’’. Afin de toucher la sensibilité du corps médical, il a même demandé qu’on lui donne deux infirmières pour l’opération. Mais elles sont restées de marbre.» Depuis le 12 mars, la consternation n’a plus quitté cette famille. Trois vies perdues en un jour. Tout ce qu’elle attend maintenant c’est enterrer Monique. Et si possible, penser à autre chose.  

Valgadine TONGA

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Cameroun/Exploitation minière : Près de 290 millions Fcfa collectés à l’Est en 2015

Posté par valtonganoticias le 30 mars 2016

Si les entreprises et l’Etat se frottent les mains, les populations autochtones trinquent.

Mine de fer

Mine de fer

La taxe ad valorem, Tav, est celle versée pour l’exploitation des minerais. En fait, on peut la définir comme une proportion du prix du bien que les entreprises doivent reverser pour chaque unité vendue. Depuis 2015, le Cameroun qui jouit d’importants gisements miniers a modifié considérablement les textes en matière d’exploitation minière. D’abord la loi des Finances via l’augmentation du taux et de la valeur taxable. Depuis 2015, «la taxe ad valorem de 2015 est calculée sur la base d’un taux de 15% de la production et d’une valeur taxable de 17500 Fcfa/g d’or. Celles de 2013, 2014 et 2012 étaient calculées sur la base d’un taux de 3% et une valeur taxable de 15000 Fcfa/g en 2012 et 17500 Fcfa/g en 2013 et 2014», précise le rapport Collecte et redistribution des redevances minières dans les Ctd (collectivités territoriales décentralisées) de la région de l’Est.

Ce rapport réalisé en 2015 par l’organisation Forêts et développement rural (Foder) indique : «La taxe ad valorem collectée de 2012 à 2015 a progressivement augmenté. Elle est respectivement de 146.866.334 Fcfa, 158.327.928 Fcfa, 186.683.962 Fcfa et 282.361.025 Fcfa en 2012, 2013, 2014 et 2015.» Avec les 282.361.025 Fcfa collectés comme taxe ad valorem à l’Est en 2015, la distribution des quotes-parts est simple. «Le décret d’application n° 2002/848/PM du 26 mars 2002 du code minier dispose en son article 137 que 50% des recettes générées par la taxe ad valorem sur les ventes des minéraux iront au trésor public, 25% au ministère des Mines pour le suivi et le contrôle des activités minières, 15% aux communes où l’exploitation minière se déroule et 10% aux communautés affectées par l’exploitation minière

Jeu de ping-pong

Si l’Etat ne peut badiner avec sa part, les populations locales sont bernées, du fait de l’ignorance. L’étude relève que «97% des personnes interviewées ne connaissent pas la taxe ad valorem. Les 3% qui la connaissent ont eu l’information en majeur partie à travers les entreprises minières présentes dans les communautés.» C’est pourtant grâce aux redevances minières que les communautés locales se développent et compensent les dommages subis par l’exploitation minière. Tous les maires et receveurs municipaux ont affirmé aux enquêteurs n’avoir rien perçu de Tav de 2014 à 2015. Les entreprises minières rétorquent qu’elles ont versé les quotes-parts (10%) des redevances minières des populations riveraines à l’Etat.

Devant ce jeu de ping-pong, les populations et l’environnement sont seuls perdants. Comment rectifier le tir ? Foder a profité de la cérémonie de publication du rapport, le 15 mars 2016 à Yaoundé, pour lancer officiellement Promess. Projet mines-environnement-santé et société (Promess) se donne pour leitmotiv d’améliorer la gouvernance dans la gestion des ressources minières à travers la promotion de la transparence. Il s’étendra sur 48 mois. Sont concernées les communes de l’Est (Bétaré-Oya, Yokadouma, Ngoyla, Lomié, Kette et Batouri, Ngoura) et de l’Adamaoua (Martap, Ngaoundal, Tibati et Meiganga). «Le développement d’une économie minière durable est tributaire d’un niveau élevé de transparence et de participation active des citoyens dans la gestion des ressources minières», défend Foder.     

Valgadine TONGA

 

 

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Spectacle : Kareyce Fotso prépare le chemin

Posté par valtonganoticias le 29 mars 2016

Elle entame dès le 1er avril 2016 trois grands shows dans les villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam.

Conférence de presse.

Conférence de presse.

«Sur le chemin de Kareyce Fotso». C’est le nom du projet qui signe le comeback de Kareyce au bercail.  Après cinq ans d’absence sur les scènes du triangle national, la «princesse» revient, chargée de grosses surprises pour ses fans. Trois concerts géants dans trois villes du Cameroun. Douala, le 1er avril 2016, Bafoussam le 2 avril et Yaoundé le 8 avril. S’il est dit qu’il y a plus de bien à donner qu’à recevoir, la finaliste du concours Découvertes Rfi en 2009 le confirme. A la conférence de presse tenue ce mardi 29 mars 2016 dans un hôtel à Douala, elle s’est dite heureuse et émue de faire enfin une telle tournée dans son pays. «J’ai beau remplir les salles en Europe, ma plus grande joie est de le faire chez moi.» Il a fallu cinq ans pour organiser cette tournée «parce que les choses n’étaient pas encore réunies pour la faire. J’ai toujours voulu là faire.» Ce sont plus le temps et les moyens qui faisaient défaut. Et comme la mère de «Mokte» le dit, «il a fallu que Cy Entertainment rencontre ma maison de production pour lancer le projet. C’est lui l’initiateur du projet. Il a été préparé sur un an.»

Cy Entertainment n’a pas flashé sur Kareyce pour ses beaux yeux. «Si elle n’avait pas la capacité d’assurer, on aurait associé d’autres artistes. Mais ça n’aurait plus été ‘‘sur le chemin de Kareyce’’. Kareyce aujourd’hui est une artiste accomplie. Qui remplie les salles à l’international», explique Chinois Yangeu, le promoteur de Cy entertainment. Il y aurait pu avoir un hic car  «j’avais voulu que toute mon équipe (15 musiciens, ndlr) d’Europe vienne. Mais l’homme propose Dieu dispose. Ce n’est que hier que j’ai su que tous ne pourront pas se déplacer», regrette Kareyce. Qui promet tout de même un show bien enlevé avec la nouvelle équipe reconstituée. Le chef d’orchestre, André Manga, a quitté New-York depuis des jours pour le Cameroun. L’équipe répète d’arrache-pied les titres des trois albums de Kareyce (Mulato, Kwegne et Mokte).  «Ça va être une bonne fête. Il y aura de la danse, du rire, du spectacle», martèle l’artiste.   

Valgadine TONGA

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Bimbia : Un joyau infernal de l’histoire à l’abandon

Posté par valtonganoticias le 28 mars 2016

Il a pourtant été le plus grand embarcadère des esclaves en Afrique.

Là où tout a basculé. (Photo V.T.)

Là où tout a basculé. (Photo V.T.)

«Aie ! Aie ooéé ! My pikin. Weaked chief. Where are we going to chief Kingue? Weaked chief ». Traduction : «Aie ! Aie ooéé ! Mes enfants. Méchant chef. Où allons-nous roi Kingue ? Méchant chef ?» Ce sont les cris d’une femme. Un matin, alors qu’elle est bien tranquille dans sa case, le roi du village envoie ses soldats capturer son époux. Parce qu’elle crie sa colère, ses enfants et elle sont également traînés de force dans une sorte de cachot construit avec des parpaings. La famille ne reçoit aucune explication sur ce qui lui est reprochée. Ils sont enchaînés, rossés. Ils sauront plus tard qu’ils ne sont plus que des esclaves.  Avec le peu d’énergie qui leur reste, ils fredonnent des airs mélancoliques. Le ciel est aveugle et sourd à leurs cris. Le spectacle est ahurissant. Pour une chaîne en or, le roi vend cinq hommes au marchand européen. Dix hommes pour une bouteille de whisky. Abord d’une pirogue, la famille et d’autres esclaves quittent l’île Nicole qui entoure Bimbia pour l’Europe. A la fin de la pièce, juste quelques applaudissements. Pas qu’elle n’a pas été bien menée. Que non ! Elle a beau être une mise en scène, elle reste révoltante.

Au bord de l'île Nicole. Photo V.T.

Au bord de l’île Nicole. Photo V.T.

«Les circuits de la mémoire»

«C’était intéressant. J’ai regardé avec émotion la scène. J’ai ressenti ce que nos ancêtres avaient vécu. Ce n’était pas facile. J’ai tenu à être ici pour revivre l’histoire de la traite négrière», confie encore sous le choc Simila Nassourou. Il était de la centaine de personnes à avoir fait le déplacement pour Bimbia à Limbe ce samedi 26 mars 2016. Etudiants, élèves, journalistes…venus de Douala, Yaoundé, Limbe étaient de l’excursion baptisée Remember Bimbia. Une initiative de la fondation Yes Africa dirigée par Martin-Olivier Nguiamba. L’excursion rentre dans le cadre de la plateforme «Les Circuit de la mémoire» lancée en 2015. Pour la deuxième édition, Bimbia n’a pas été choisi au hasard. Il a été le seul embarcadère au Cameroun des esclaves, et le plus grand dans toute l’Afrique. En clair, c’est de là que Camerounais, Guinéens, Nigérians…nos ancêtres étaient amenés de force par les marchands européens.

Sur les traces du passé. Photo V.T.

Sur les traces du passé. Photo V.T.

A travers la mise en scène de la reconstitution d’une période de l’esclavage, les visiteurs ont vu comment les esclaves moins valides mouraient avant le départ de Bimbia.  Certains, préférant la liberté à l’esclavage se donnaient la mort. Une fois dans les pays européens et en Amérique, leur sort était pire. «Chaque fois que je joue le rôle, je suis toujours choqué. Le cousin de mon grand-père qui connaît bien ce qui s’est passé ici me l’a raconté. Ça fait beaucoup mal. Quand on doit présenter la pièce devant des randonneurs, je dis toujours aux collègues qu’en jouant, il faudrait qu’on pense à ceux qui ont quitté le Cameroun. Il fallait être vigoureux pour ne pas mourir en chemin», avoue Mbimbia Edimo. Il joue le  personnage de l’esclave qui décède avant l’embarquement.

Le déni du passé

La randonnée a été une école. On aura appris que Bimbia n’était pas le chaos avant l’esclavage. «Ce n’était pas un lieu sans civilisation comme affirmaient les Blancs. C’était un village bien organisé et plus grand que maintenant. Les Cubains, les Américains, les Grenoblois, les Brésiliens entre autres ont leurs origines ici. La politicienne Condoleezza Rice, l’animatrice Oprah Winfrey, l’artiste Brandy Norwood ont des origines camerounaises», martèle Dr. Lisa Aubrey. Il y a quelques années, cette chercheuse américano-camerounaise est devenue une volontaire pour la reconstitution des vestiges de Bimbia. Et les reliques, il y en a. Au sein de la vaste clôture qui entoure Bimbia, des arbres qui datent certainement de mathusalem. Des pièces où se pratiquait les tortures. Les bouts de chaînes sont encore présents. Des briques sur lesquels sont inscrits des lettres.

Des reliques à découvrir. Photo V.T.

Des reliques à découvrir. Photo V.T.

 

«Dans les livres d’école, soutient-elle, on nous fait comprendre que le Cameroun n’a pas été affecté par la traite négrière comme le Sénégal, ce qui est faux. Il est temps pour nous d’exposer ce qui s’est passé. Nous devons être conscients que nos ancêtres ont résisté. Le roi de Bangangté est un exemple. Il a dit non à la traite négrière et a accepté d’être amené en esclavage pour protéger son peuple. Je m’adresse surtout aux étudiants. Ce sont eux qui doivent déterrer l’histoire de Bimbia, pas celle que les colonisateurs nous ont racontée.» Le regret et l’incompréhension de Lisa Aubrey réside dans l’insouciance de l’Etat. «Le gouvernement ne fait rien pour protéger ce site. Ce sont les guides (tous des volontaires), les acteurs privés qui s’en chargent. J’encourage l’initiative de Yes Africa.» Bimbia n’est pas qu’une vaste étendue d’arbres ou de bambous de Chine bordée par la mer. Beaucoup reste à découvrir et à chercher. L’émergence ne passera pas dans le déni. Winston Churchill a bien dit «Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre».

Valgadine TONGA         

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Ce Pays ira loin

Posté par valtonganoticias le 24 mars 2016

J’avais décidé de me reposer les doigts.

Nos artistes chéris ont mis un terme à ma léthargie.

Ce 21 mars, une trentaine d’artistes du Littoral ont remis au Minac, suivez bien,

«Une motion de soutien, de remerciements et de déférence» à l’adresse de Paul Biya.   

Ils le supplient de présenter sa candidature à la présidentielle de je ne sais quand.

Mouelle Kombi a félicité l’initiative du célébrissime collectif.

Pour lui, «les hommes de culture sont des éclaireurs de la société».

Je comprends pourquoi on va en vrille. La pénombre est préférable.

Pauvre libre arbitre ! Comme tu es sacrifié sur l’autel du nombrilisme.

Mais, chers artistes, vous avez le droit

Le droit de dire ‘‘Oui à Pa’a Paul !

Oui pour l’éternité !

Oui pour un pays sans salle de cinéma !

Oui pour zéro école de musique !

Oui pour l’imbroglio à vie des droits d’auteurs !

Oui pour des artistes clochards !

Ne changeons rien.’’

On voit bien qu’ils s’y plaisent.

N’en déplaise à la coterie de musiciens qui ose lutter pour un avenir heureux des artistes.

Ils sont fous ceux là.

Les vuvuzela de Pa’a Paul sont décidés.

Si sous Sese Seko c’était des louanges forcées,

Eh beuh, vous déclamez votre dithyrambe à cœur joie.

La faim justifiant les moyens.

Aux oubliettes la fierté.

Aux ordures un corps artistique fort.

Aka ! C’est ça qu’on mange ?

Alléluia Nnom Ngui !

A jamais sois-tu !

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