Vaccinations à outrance : France dit non !

Posté par valtonganoticias le 31 octobre 2016

France, ma France, comme tu as galéré !

Bombardée par une grossesse, des misères tu as enduré !

Surtout que le géniteur, une fois le travail accompli, a pris la clé des champs. Le con. Ses projets tordus, il n’a pas pu les contrecarrer.

Te voilà, sur tes 24 ans, avec un fœtus qui multiplie les coups de pied. Quel monde a-t-il si hâte de dévorer ?

Des papis et des mamies il n’en a plus. Happés par la nouvelle de la grossesse, les parents de France ont joué les sentencieux. De ses parents, ma France s’est séparée.

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Neuf mois durant, tu as été dans un cul-de-sac.

Chez ta fidèle amie qui t’a accueillie, tu as vécu comme dans un cul-de-basse-fosse.

Tourmentée par les frais de visites médicales, les tests, la layette…  Qui pour défaire ces culs-de-porc ?

Des bancs de Ngoa-Ekelle, tu as installé une chaise sur le trottoir pour vendre cigarettes, crédits, sucreries…

Pourtant très ambitieuse, ma France n’exhibe plus ses rêveries

Son enfant  est en son sein. Il faudra d’ici neuf mois lui trouver un abri.

C’est le jour-j. Tu as poussé, pleuré, crié et il est sorti le beau Henri.

Les factures tu as souffert pour les régler. Le médecin n’a cédé à aucune flatterie.

Tu as ton petit chez toi. Les  épreuves se succèdent mais tu es désormais une femme aguerrie.

Henri rit. Tu le regardes. La vie te sourit.

Qu’il file le temps ! Il a deux ans déjà. Près pour la garderie.

Un jour, débarquent les missionnaires de Mama Fouda.

Vacciner tous les enfants de moins de cinq ans contre la poliomyélite est leur agenda.

Sauf que ton beau Henri avait déjà reçu tous ses vaccins, par tes soins. Avaient-ils besoin de radar ?

Du tout. Tu as tout fait pour ton beau Henri. Pour le soigner, les dettes étaient devenues ton dada.

Je comprends ta rogne. Il était où Mama Fouda quand le médecin t’exigeaient les frais d’accouchement ?

Où quand tu as été séquestrée par l’hôpital pour non paiement ?

Où quand le beau Henri a eu ses premières fièvres ? Zéro mouvement.

Et ce terrible paludisme qui t’a poussé au bord du découragement !

Je sais que tu te remémores le jour de l’enterrement.

Ta sœur cadette ne serait pas partir si tôt si elle avait eu un traitement.

Cette méningite l’a engloutie à l’hôpital. Des promesses tu avais mais pour les toubibs, les pécules étaient  le vrai élément.

Hélas ! Maintenant on inflige au beau Henri un vaccin sans ton consentement.

Autant de gentillesse, on se demande où il est le piège. Tu as raison. Creuse.

Des enfants vaccinés, revaccinés, (re) revaccinés une même année contre une poliomyélite, la fameuse.

Le gratuit envers le peuple, dans ce pays, a entraîné généralement des situations fâcheuses.

Un geste de trop pour les parents.

Un geste de trop pour les parents.

Te souviens-tu des tests du tenofovir contre le Vih en 2004 ? Quelle sottise !

L’ancien sinistre de la Santé avait servi aux Américains des centaines de prostituées à Douala comme cobayes. Que je te dise ?

Les pauvres ! Elles avaient plutôt chopé le virus. Mais pour le sinistre, il n’y avait pas de quoi faire toute une crise.

En 2015, Fouda, notre sinistre des vaccins reproduit une autre bêtise.

 400 Camerounais de plus de 18ans. Des cobayes pour tester le vaccin contre Ebola. Bien sûr Fouda lui-même s’en dispense. Foutaise.

Il y a bien longtemps que ces sinistres nous pondent des conneries qu’ils justifient à coup de fadaises.

Eh bien Mama Fouda, à moins que vous n’injectiez vos vaccins sur vos enfants, mes questions, toujours se posent.

La bonne charité s’applique sur soi, d’abord. Alors gouttez-y et je serai moins belliqueuse.

N’oubliez pas. Ma France ne veut plus de vos liquides sur le beau Henri. Bon Dieu ! Ce ne sont pas des friandises.

Valgadine TONGA

 

Ce billet est ma contribution dans le cadre de la campagne #SantéPourTous initiée par les blogueurs camerounais. Pour participer à cette campagne, vous pouvez suivre le hashtag #SantépourTous sur les réseaux sociaux, et partager les articles publiés dans le cadre de la campagne. Vous pouvez également (re)lire et partager les articles publiés avant celui-ci :

Le médecin n’est pas un faiseur de miracle (Fotso Fonkam)

VIH SIDA : comment vivre longtemps avec le virus ? (Thierry Didier Kuicheu)

Les hôpitaux camerounais sont des malades très mal soignés (Fabrice Nouanga)

VIH-SIDA : la nécessaire éducation (Christian Cédric)

Pourquoi l’argent est-il la priorité dans les hôpitaux au Cameroun ?(Tchakounté kémayou)

 

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